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La majorité départementale fait trop peu et trop tard pour freiner la dégradation des finances départementales

Lors de la séance du 28 janvier 2019, l’Assemblée départementale a débattu du rapport d’orientations budgétaires (ROB). La majorité a enfin engagé des efforts de gestion. Mais trop peu et trop tard pour freiner la dégradation de l’état de santé du Département, dont le symptôme le plus préoccupant est la fuite en avant en matière d’endettement qui au rythme où vont les choses fera bientôt du Département du Val-de-Marne l’un des départements de taille comparable les plus endettés de France.

Dans la situation financière extrêmement fragile du département, il est indéniable que l’Etat a sa part de responsabilité. L’Etat mène en effet une politique qui affaiblit gravement les capacités d’action de nos collectivités, au service de nos concitoyens, en exigeant et en imposant des efforts financiers difficilement supportables.

Que l’Etat demande aux collectivités de participer à la réduction de la dette publique, c’est normal et même nécessaire. Mais l’effort demandé aux collectivités est à l’évidence tout à fait disproportionné : 11.5 Milliards d’euros de réduction des dotations financières aux collectivités locales sous le quinquennat Hollande et de nouveau 13 milliards sous E. Macron.

Les collectivités doivent porter plus de 26 % de l’effort de réduction du déficit public alors qu’elles ne représentent que 9% de la dette publique. Et cette situation est d’autant plus inacceptable que dans le même temps l’Etat ne s’impose toujours pas de pareilles restrictions, alors qu’il est responsable de 80% de la dette publique.

Mais ce constat, n’exonère pas pour autant la majorité départementale socialo-communiste, qui pendant des années, par dogmatisme, aimait à dire que le mot économie ne faisait pas partie de son vocabulaire !

De ce fait, la situation de la dette est de loin le point noir le plus inquiétant. Le ROB 2019 fait apparaitre une prévision d’endettement qui dépasse désormais le milliard d’euros. Cette année encore la fuite en avant continue puisqu’une progression de 9.4% de l’endettement est prévue.

Alors qu’en 2013, le remboursement de la dette en capital coûtait 29 M€ par an au Département. En 2019, la capacité d’action du département sera amputée de 61 M€ pour le remboursement de la dette ; soit l’équivalent de 3 nouveaux collèges !

S’agissant de la fiscalité départementale, les élus du groupe Les Républicains Val-de-Marne Autrement ont insisté sur la nécessité de ne pas augmenter une nouvelle fois les impôts.

La majorité départementale a déjà augmenté à deux reprises les impôts depuis le début du mandat (en 2016, une hausse de 5.8% et de nouveau l’an dernier une hausse de 3%) et que nos concitoyens font état d’un ras-le-bol fiscal généralisé, accentué ces derniers mois, il serait inconcevable d’augmenter une fois encore les impôts départementaux.

Face à une situation financière aussi dégradée, la majorité est obligée d’engager les efforts de gestion que nous demandons depuis de longues années. Mais il est à craindre qu’aujourd’hui ce soit trop tard et surtout trop peu pour freiner la dégradation de nos finances. Que de temps perdu ! Nous payons durement l’aveuglement de la majorité départementale qui n’a pas su mettre en œuvre au moment opportun des choix de gestion appropriés.

Pourtant, les élus du groupe Les Républicains Val-de-Marne Autrement continuent de faire des propositions à la majorité, qui les refuse systématiquement.

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Rappelons par exemple, que la simple application de la durée légale du temps de travail (35 heures par semaine) dans la collectivité permettrait de dégager comme le rappelle la Chambre régionale des comptes une marge de manouvre financière de de 21 M€ ! (Soit 7 points de fiscalité). Qu’attend la majorité pour appliquer cette mesure de bon sens ?

Olivier CAPITANIO, Jean-Daniel AMSLER, Karine BASTIER, Paul BAZIN, Fernand BERSON, Laurence COULON, Chantal DURAND, Hervé GICQUEL, Emmanuel GILLES de la LONDE, Pierre-Jean GRAVELLE, Patricia KORCHEF-LAMBERT, Françoise LECOUFLE, Jean-François LE HELLOCO, Déborah MÜNZER, Marie-France PARRAIN, Marie-Christine SÉGUI, Nicolas TRYZNA, Julien WEIL, Métin YAVUZ

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